Le moulin de Cherré

Le moulin de Cherré (Aubigné-Racan 72) : Une des nombreuses réalisations de Novéa Technologies

La papeterie de Cherré fut construite en 1863, en remplacement d'un ancien petit moulin à blé datant de 1642. Dans cette usine moderne, il a été installé une turbine Fontaine, un modèle breveté en 1839 d’une puissance de 86 Chevaux.

En 2015, les travaux de remise en état des systèmes hydrauliques (grille, vanne de travail et de décharge, paliers turbine, multiplicateur, générateur, régulation automatique, raccordement au réseau), permettent depuis février 2016 d'injecter l’énergie produite sur le réseau jusqu’à 36kW.

La turbine est utilisée à 75 % de sa force et le module de la rivière à 66 % environ.

Les moulins sont, pour la plupart, des vestiges du passé, une sorte de livre vivant nous informant sur la problématique de l’énergie à l’époque de nos aïeuls. Il est non seulement intéressant mais aussi vital pour les générations futures de maintenir ces outils, ces machines ou autres mécaniques en état, témoins d’un certain art de vivre exempt de centrales nucléaires.

C’est dans cet esprit qu’une analyse a été faite afin de déterminer avec le plus de précision possible ce qui pouvait être fait en partant de l’existant, à savoir, cette magnifique turbine Fontaine encore munie d’une partie de sa mécanique.

Il n’est jamais aisé de se prononcer sur la puissance d’une turbine tant les paramètres environnants sont importants, c’est ainsi que la consultation de documents anciens permit d’affiner l’approche des techniciens. Même si cette belle et grande turbine pouvait à l’époque fournir 86 CV (63,3 kW), il a été néanmoins décidé de la ménager de manière à ce qu’elle puisse continuer à fournir longtemps ses bons et loyaux services.

Ce genre de turbine utilisait à l’époque des tambours qui déroulaient deux peaux de cuir afin de laisser passer plus ou moins d’eau, ce qui demandait une restauration complète du système de distribution. L’idée de se servir de la vanne de sectionnement comme vanne de travail s’est donc très rapidement imposée.

La vanne imposante, qui servait jadis à clôturer la chambre d’eau pour l’entretien de la turbine, a ainsi été refaite à neuf et motorisée afin d’être automatisée et de réagir à une coupure d’électricité entre autres.

vanne motorisée

Mécanismes de la vanne de travail motorisée en amont de la turbine qui permet de gérer le fonctionnement de la turbine.

En ce qui concerne le système de production, le choix d’une génératrice asynchrone 36 kW paraissait être une évidence ; robuste, bien moins cher que sa cousine à aimants permanents et bénéficiant d’un très bon rendement (autour de 93%), elle présente l’avantage de pouvoir se coupler au réseau facilement en utilisant très peu d’électronique.

Turbine avec son multiplicateur de vitesse

Turbine avec son multiplicateur de vitesse installé sur une chaise métallique.
Génératrice au sol entrainée par le multiplicateur de vitesse.

L’électronique qui a également été limité au minimum dans la gestion du système, toujours dans un esprit de fiabilité, en se passant de convertisseurs là aussi assez onéreux et qui doivent généralement être remplacés au bout de 10-15 ans. Le propriétaire a donc opté pour un couplage direct sur le réseau, son installation permettant ainsi de produire de 1 à 36kW suivant les débits et hauteurs disponibles.

Le panneau de contrôle en façade de son armoire, lui permet aujourd’hui de visualiser un certain nombre de données dont la puissance instantanée produite, la position de la vanne, l’historique de la production ou un éventuel problème dans la production ce que la technologie permet également de faire à distance par internet.

Armoire électrique

Armoire électrique de production Novéa Technologies.

 

Pour en savoir plus :

www.lemoulindecherre.fr